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Rassemblement républicain - 19 octobre 2026
Rassemblement républicain
Le 19 octobre, à 18h30, le Maire, Philippe Guiguen et son équipe municipale ont organisé un rassemblement républicain devant l’Hôtel de Ville afin de marquer leur solidarité avec les victimes des troubles survenus ces derniers jours dans certaines communes de France.
Le Maire s’est adressé aux Clétiennes et aux Clétiens :
"Chères Clétiennes, Chers Clétiens,
Si nous sommes réunis aujourd’hui, c’est parce que la situation que traverse notre pays est grave. La France est en proie au chaos. Et face à ce chaos, nous ne pouvons ni nous taire, ni détourner le regard, ni nous résigner.
Par notre présence, nous voulons exprimer un message clair, un message républicain, un message de solidarité.
Au nom de la Ville des Clayes-sous-Bois, nous voulons adresser notre soutien plein et entier à toutes celles et tous ceux qui ont été victimes des violences de ces derniers jours. Aux communes touchées. Aux commerçants dont les vitrines ont été brisées, aux indépendants dont l’activité a été mise à mal, à nos concitoyens qui voient leur quotidien bouleversé.
À toutes celles et tous ceux qui subissent les conséquences de ces violences, nous disons aujourd’hui : vous n’êtes pas seuls.
Car ce qui se passe est profondément inadmissible.
Les institutions de la République ont été attaquées. Des bâtiments publics ont été pris pour cible. Des biens ont été détruits. Des violences ont été commises par des hordes de délinquants, dans un climat alimenté par des mouvements d’ultra-gauche qui contribuent à entretenir le désordre et à instrumentaliser la colère.
Soyons clairs : les revendications de la jeunesse méritent d’être entendues lorsqu’elles sont légitimes. Dans une démocratie, chacun doit pouvoir exprimer ses inquiétudes, ses attentes et ses désaccords. C’est un droit fondamental.
Mais ce droit ne saurait servir de prétexte aux violences. Il ne saurait justifier les destructions. Il ne saurait autoriser quelques-uns à confisquer la parole de toute une génération.
Car les premières victimes de cette situation, ce sont aussi les jeunes eux-mêmes. Ce sont les lycéens privés de parole par les casseurs. Ce sont les étudiants, les enseignants dont les revendications sont prises en otage.
Ce sont celles et ceux qui souhaitent débattre, convaincre et faire entendre leurs idées, mais dont la voix est étouffée par le bruit des dégradations et des affrontements.
Qui paie le prix de ces violences ? Qui en supporte les conséquences ? Toujours les mêmes : les citoyens, les travailleurs, les commerçants, les contribuables, celles et ceux qui se lèvent chaque matin pour faire vivre notre pays.
Cet état de fait est inacceptable. Et nous ne devons jamais nous y habituer.
Ce midi, notre Premier ministre a déclaré que l’ordre devait être rétabli au plus vite et que « ce bordel » devait cesser.
Alors, Monsieur le Premier ministre, permettez-moi de vous le dire avec gravité, mais aussi avec détermination : OUI, il est plus que temps que l’ordre républicain et la paix civile soient rétablis ! A présent, nous voulons des actes et non des discours !
Il est temps que nos concitoyens puissent vivre sans craindre pour leur sécurité. Il est temps que les forces de l’ordre puissent accomplir leur mission sans être prises pour cibles.
La République ne peut pas reculer devant la violence. L’État de droit ne peut pas être une variable d’ajustement. L’autorité publique ne peut pas céder devant ceux qui pensent que la force, l’intimidation et la destruction leur permettront d’imposer leur volonté.
Nous devons être fermes. Nous devons protéger nos concitoyens et faire respecter les règles communes.
Car sans ordre républicain, il n’y a ni liberté véritable, ni égalité, ni possibilité de débattre démocratiquement.
Je veux également m’adresser directement à nos forces de sécurité intérieure, à nos forces de l’ordre.
À vous qui êtes en première ligne. À vous qui intervenez dans des conditions particulièrement difficiles. À vous qui êtes exposés aux insultes, aux agressions et aux violences alors que vous avez pour mission de protéger la population.
Je souhaite vous exprimer, au nom de notre commune, notre reconnaissance et notre soutien sans réserve dans l’exercice de vos missions de protection des personnes et de maintien de l’ordre républicain.
Vous méritez le respect. Vous méritez le soutien de la Nation. Et vous devez pouvoir exercer vos missions dans les conditions nécessaires à la sécurité de tous.
Enfin, nous devons regarder la situation avec lucidité. Dans les semaines à venir, le destin de notre pays se jouera également dans les urnes, lors de l’élection présidentielle. Cette échéance démocratique est majeure. Elle engage notre avenir collectif. Elle doit permettre aux Français de débattre des choix qui s’offrent à eux, de confronter leurs idées, de défendre leurs convictions et de décider librement de la direction qu’ils souhaitent donner à leur pays.
Pour cela, nous avons besoin d’un débat public apaisé. Nous avons besoin de sérénité.
Nous avons besoin d’un débat constructif, dans lequel les arguments prennent le dessus sur les invectives.
Les désaccords sont légitimes. Les oppositions sont nécessaires à la démocratie. Mais la violence n’est jamais un programme politique. La destruction n’est jamais un projet de société. Et la peur ne doit jamais devenir un instrument de conquête du pouvoir.
Nous avons une responsabilité collective : celle de défendre notre République, de protéger nos institutions, de garantir la liberté d’expression et de préserver les conditions d’un débat démocratique digne de notre pays.
Aujourd’hui, nous sommes réunis pour exprimer notre solidarité. Mais nous sommes aussi réunis pour affirmer une exigence. L’exigence du respect. L’exigence de la responsabilité. L’exigence de l’ordre républicain.
Parce que nous refusons que la violence tienne lieu de débat. Parce que nous refusons que les casseurs parlent à la place de la jeunesse.
Parce que nous refusons que les commerçants, les habitants et les collectivités deviennent les victimes impuissantes d’un désordre que rien ne saurait justifier.
Mesdames et Messieurs,
L’heure est à la responsabilité. L’heure est à la fermeté. L’heure est au rassemblement de toutes celles et tous ceux qui veulent une France libre, sûre, démocratique et fidèle à ses valeurs.
Nous devons retrouver le calme. Nous devons rétablir l’ordre. Nous devons permettre à chacun de faire entendre sa voix dans le respect des autres et des institutions. Car derrière les violences d’aujourd’hui, c’est bien plus que notre tranquillité quotidienne qui est en jeu.
C’est notre capacité à faire vivre la démocratie. C’est notre capacité à transmettre à nos enfants un pays dans lequel la loi protège, la liberté s’exerce et la parole l’emporte sur la force.
Il en va de l’avenir de nos concitoyens. Il en va de l’avenir de notre pays. Il en va de l’avenir de notre République. Il en va de l’avenir de la France."
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