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Hommage aux « Morts pour la France » pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie

Aujourd’hui, la Ville a commémoré la Journée nationale d’hommage aux « Morts pour la France » pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie. Une cérémonie officielle s’est tenue à 11h devant le monument aux Morts, en présence de Philippe Guiguen et de l'équipe municipale aux côtés de Clétiens venus se recueillir.  

En ce jour dédié au devoir de mémoire, la commune rend ainsi hommage à toutes celles et tous ceux qui ont perdu la vie durant ces conflits, et réaffirme l’importance de préserver une mémoire collective apaisée et fidèle à l’Histoire.


Dans son discours le Maire, Philippe Guiguen, s’adresse aux Clétiens : 


Mes chères concitoyennes, Mes chers concitoyens,


Chers amis,


En ce 5 décembre 2025, nous nous rassemblons pour rendre hommage à toutes les victimes - civiles et militaires - de la guerre d’Algérie et des combats au Maroc et en Tunisie.


De 1952 à 1962, près de deux millions d’hommes servirent sous nos drapeaux. Plus de 25 000 d’entre eux tombèrent pour la France. 70 000 furent blessés.


Hier, ils combattaient pour nos couleurs avec courage, loyauté et abnégation. Aujourd’hui, ils appartiennent à la mémoire de la Nation et méritent notre estime, notre reconnaissance pour leur dévouement et leur jeunesse sacrifiée. Nous n’oublions pas les souffrances des milliers de civils, des français rapatriés, des harkis déracinés, ces femmes et ces hommes, de toutes origines et de toutes confessions, victimes de la guerre et dont les destins ont été bouleversés. Nos pensées vont également vers les familles des nombreux disparus, elles aussi endeuillées. La guerre d’Algérie, qui a mis tant de temps à porter son nom, a si fortement marqué les mémoires que les plaies ouvertes il y a plus de 70 ans ne sont toujours pas refermées.


Nous pouvons chercher des responsables et des coupables, mais chacun sait que le chemin de la vérité est aussi un chemin de souffrances. C’est pourquoi il ne s’agit aujourd’hui ni de célébrer une défaite, ni de célébrer une victoire. Il s’agit avant tout de reconnaître le traumatisme des victimes d’une période ô combien douloureuse de notre Histoire.


Vous me permettrez de penser que la vertu des commémorations est aussi de tracer un second chemin : celui de l’apaisement et du rassemblement. Parce que le devoir de mémoire ne doit surtout pas conduire à raviver la guerre des mémoires.


Depuis 2003, le 5 décembre est devenu la date officielle pour rendre hommage à toutes ces victimes, choisie pour le souvenir et le recueillement, indépendamment de tout fait historique particulier.


C’est une date qui symbolise l’unité du monde combattant et la volonté nationale de mémoire. Cette histoire complexe, cette mémoire composite, c’est la nôtre. Parce qu’elle est décisive pour la compréhension de notre passé et de notre présent, comme pour notre cohésion nationale, elle doit être connue et reconnue dans toutes ses composantes.


À travers cette cérémonie, nous affirmons notre volonté de faire vivre le Devoir de mémoire, de transmettre l’histoire aux jeunes générations, et de préserver le souvenir de celles et ceux qui sont tombés pour notre pays. À tous ceux qui ont donné leur vie, et à ceux qui portent leur mémoire aujourd’hui, nous exprimons notre solidarité et notre reconnaissance éternelle. Même si cette mémoire reste parfois plurielle et douloureuse, cette journée rappelle avant tout la volonté de la Nation d’honorer les Morts pour la France en Afrique du Nord.


Vive la République ! Vive la France !


  • Pour en savoir plus sur cette journée d’hommage national, vous pourrez trouver des ressources sur le site Chemins de Mémoire. Ce dernier propose une page dédiée à cette commémoration, contenant des informations historiques et mémorielles :



  • Retrouvez également le message d’Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants :