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Cérémonie commémorative de l'appel du 18 juin 1940

Ce mercredi 18 juin, les Clétiennes et les Clétiens se sont réunis aux côtés du Maire, Philippe Guiguen, de Béatrice Piron, Députée de la 3e Circonscription des Yvelines, des membres du Conseil municipal, des représentants des associations d’anciens combattants et des Sapeurs-Pompiers pour commémorer le 86ᵉ anniversaire de l’Appel du 18 Juin 1940.

Devant la stèle Charles de Gaulle, située sur le parvis de l’Espace Philippe Noiret, la cérémonie a débuté par un dépôt de gerbes, suivi des allocutions du Président de l’ARAC et du Maire.


Le 18 juin 1940, le Général Charles de Gaulle lançait depuis Londres son appel à refuser la défaite et à poursuivre le combat. 86 ans plus tard, son message de courage, de liberté et d'engagement continue de résonner et de guider notre devoir de mémoire.


Cette cérémonie a été l'occasion de transmettre aux jeunes générations le souvenir de celles et ceux qui ont choisi la résistance et de rappeler l'importance de défendre les valeurs de liberté, de démocratie et de solidarité qui fondent notre République.


Merci aux porte-drapeaux, aux associations patriotiques, aux Sapeurs-Pompiers, aux musiciens de la fanfare ainsi qu'à l'ensemble des participants pour leur présence et leur engagement dans ce moment de recueillement et de mémoire.

Dans son discours le Maire s'est adressé aux Clétiens

 

Madame la Députée des Yvelines, Béatrice Piron, Chère Béatrice,

Messieurs les Présidents des associations d’anciens combattants, Messieurs les porte-drapeaux,

Mesdames et Messieurs les représentants des corps constitués, Mes chers collègues élus,

Mesdames, Messieurs, Chers Amis,

 

Nous sommes réunis aujourd'hui pour commémorer l'un des moments les plus décisifs de notre histoire nationale : l'Appel du 18 juin 1940 lancé depuis Londres par le Général Charles de Gaulle.

 

À travers les décennies, cet instant demeure gravé dans notre mémoire collective comme le symbole éclatant du refus de la résignation et de la fidélité à la liberté. En ce jour de reconnaissance, nous honorons non seulement une parole historique, mais aussi les femmes et les hommes qui lui ont donné corps par leur courage, leur sacrifice et leur engagement. Nous célébrons la France qui résiste, la France qui espère, la France qui ne renonce jamais. C’est cela la France ! Quatre-vingt-six années ont passé, mais l'écho de l'Appel du 18 juin résonne encore avec une force intacte. Il traverse le temps parce qu'il porte en lui quelque chose d'essentiel : une certaine idée de la France.


En juin 1940, notre pays connaît l'une des heures les plus sombres de son histoire. L'armée est vaincue, les institutions vacillent, les routes sont envahies par l'exode, l'espérance semble s'éteindre sous le poids de la défaite. À cet instant, où une nation entière paraît prête à s'abandonner à son destin, où la capitulation semble l'unique horizon, un homme se dresse. Un homme seul, sans armée, sans pouvoir, sans autre force que sa conviction.

 

Aujourd’hui encore, nous devons nous souvenir que cet homme sut être au rendez-vous que lui donna l'Histoire. Au moment où beaucoup cédaient, il résista.

Au moment où beaucoup se résignaient, il espéra. Charles de Gaulle fut davantage qu'un chef militaire : il fut la conscience d'une nation blessée. Il fut la voix qui rappela à la France ce qu'elle était lorsqu'elle risquait de l'oublier.

 

Depuis une capitale étrangère, dans le silence presque indifférent du monde, il prend la parole à la radio et appelle les Français à poursuivre le combat. Comme une lumière dans la nuit, la voix du Général de Gaulle transperce le brouillard qui s'est abattu sur la France. Cet appel, c'est le cri de la liberté jeté au visage de l'oppression. Cet appel, c'est la volonté farouche de préserver l'indépendance nationale et de préparer la renaissance du pays. Et contre toute attente, ce message entendu ce soir-là par quelques milliers d'auditeurs seulement, allait devenir l'acte fondateur de la Résistance et de la France libre. Nul ne pouvait désormais étouffer sa résonance, empêcher cette parole de devenir une force, cette espérance de devenir un destin. Ainsi naquit l'une des plus grandes aventures humaines, politiques et spirituelles de notre histoire : l'aventure de la Résistance et de la France libre.

 

En commémorant aujourd'hui l'Appel du 18 juin 1940, nous rendons hommage à tous ceux qui ont répondu à cet appel. Nous honorons la France combattante dans toute sa diversité. Nous honorons les figures illustres dont les noms appartiennent désormais à l'Histoire et les innombrables héros anonymes dont les actes ont contribué à sauver notre pays. Des femmes et des hommes ordinaires qui accomplirent alors des choses extraordinaires. Alors que la peur pouvait tout justifier, ils choisirent le courage. Alors que la prudence commandait le silence, ils choisirent l'action et le sacrifice. Beaucoup furent arrêtés, torturés, déportés, tombèrent sans avoir vu la victoire. Mais ils avaient compris une vérité fondamentale : il existe des valeurs qui valent davantage que la sécurité, que le confort, davantage même que la vie elle-même. Pour eux, il s'agissait de continuer la France. De préserver son âme, transmettre son héritage, sauver son honneur.


Peu à peu, les Français de l'ombre et les Français de Londres unirent leurs forces, leurs espérances et leurs sacrifices autour d'une même volonté : permettre à la France de demeurer libre et souveraine. C'est à eux que nous devons notre reconnaissance éternelle. C'est à eux que nous devons une part essentielle de ce que nous sommes aujourd'hui. La voix qui s'éleva le 18 juin 1940 s'adresse à chaque génération et nous dit que la liberté mérite toujours d'être défendue. C'est pourquoi notre devoir est aussi un devoir de transmission. Nous devons faire vivre cette mémoire dans nos écoles, dans nos familles, dans nos cérémonies républicaines.


La mémoire éclaire l'avenir.


Elle est le lien qui unit les générations.


Elle est la promesse que les sacrifices d'hier continueront d'inspirer les engagements de demain.


Mesdames, Messieurs,


En ce jour de commémoration, inclinons-nous avec respect devant la mémoire de tous les combattants de la liberté. Honorons leur courage. Préservons leur héritage. Transmettons leur exemple. Et demeurons fidèles à ce message immortel du 18 juin qui nous enseigne qu'aucune nation n'est vaincue tant qu'elle conserve la volonté de rester libre.


Vive la mémoire de la Résistance !


Vive la République !


Vive la France !



Retrouvez le discours l'ARAC



Retrouvez le message d'Alice RUFO, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants