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Cérémonie commémorative du 8 mai 1945

Ce vendredi 8 mai, à l’occasion du 81ᵉ anniversaire de l’Armistice de 1945, les Clétiennes et les Clétiens se sont rassemblés pour rendre hommage à celles et ceux qui ont combattu pour la liberté.


À 11h, la cérémonie, présidée par le Maire, Philippe Guiguen, a débuté au Monument aux Morts, dans un moment empreint de solennité. Au son du clairon et de la Marseillaise, Bertrand Coquard, conseiller départemental, les membres du Conseil municipal, les représentants des associations d’anciens combattants, du corps des sapeurs-pompiers, ainsi que des habitants, se sont réunis pour honorer la mémoire des disparus.


Les dépôts de gerbes se sont succédé, marquant un temps fort de recueillement, suivie par la sonnerie aux morts, suivie d’une minute de silence, avant que la Marseillaise ne vienne retentir sur la Place Marvin N. Winson. La cérémonie s’est poursuivie par les allocutions de deux élèves clétiens de la section Euro du Lycée Sonia Delaunay, du Président de l’ARAC, Bernard David et du Président de la FNACA, Jean Procyk. L’allocution du Maire, Philippe Guiguen, est venue clore ce moment de mémoire collective.


Le cortège s’est ensuite dirigé vers le cimetière pour un hommage à Henri Prou, ancien Maire des Clayes-sous-Bois, où une gerbe a été déposée en sa mémoire, dans un nouveau temps de recueillement, avant de se rendre jusqu’à l’Hôtel de Ville. Devant la mairie, un dernier hommage a été rendu aux porte-drapeaux, avant que ne résonnent Le Chant des Partisans, le Canon de la Paix et l’Hymne européen.

Allocution du Maire à l’occasion de la commémoration du 81ème anniversaire du 8 mai 1945


Messieurs les Présidents des associations d’anciens combattants, Messieurs les porte-drapeaux, Mesdames et Messieurs les représentants des corps constitués, Mes chers collègues élus, Chers professeurs et jeunes du Lycée Sonia Delaunay, Mesdames, Messieurs, Chers Amis,


En ce 8 mai 2026, dans chaque ville et village de France, sur nos places, squares et jardins municipaux, devant nos monuments aux morts et mémoriaux, nous commémorons le 81ème anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. Cette commémoration revêt une singularité toute particulière, aujourd’hui, en écoutant les douloureux échos du temps qui résonnent au Moyen Orient et toujours, sur notre continent. Le 8 mai 1945, s’achevait cinq années de troubles, de douleur et de terreur. Cinq longues années de privations, d'exactions, durant lesquelles l'Europe fut mise à feu et à sang sous le joug nazi. Désormais, place à l’ivresse de la victoire mais aussi à la détresse face à l'immense sacrifice consenti.


Dans cette joie bouleversée, les embrassades n'ont fait oublier qu'un temps les villes ruinées, les campagnes exsangues, les proches disparus, les restrictions. L'humanité a payé le plus lourd tribut de son histoire. Elle a vu la barbarie nazie franchir le seuil de l'inhumanité et de l'indicible. Elle a découvert, stupéfaite et horrifiée, qu'elle pouvait s'anéantir elle-même.


Chaque année, avec fidélité, avec reconnaissance, la Nation porte son regard et son affection en direction de celles et ceux qui sont morts pour elles, vers celles et ceux qui ont combattu avec abnégation et qui ont contribué à abattre le fléau nazi.


La France n'oublie pas ses combattants qui, au printemps 1940, tentèrent, sur les sols de Norvège, de Belgique et de France, d'enrayer autant qu'il fut possible l'avancée des armées allemandes. Et cela, en dépit des conceptions stratégiques dépassées et des errements du commandement. Injustement moqués, calomniés, les « soldats de 40 » n'ont pourtant pas démérité : la honte devrait retomber sur ceux qui sollicitèrent et signèrent un lâche armistice, avant de sombrer peu après dans l'abjecte collaboration avec l'ennemi nazi. Mais la flamme de la résistance française ne s'éteignit pas.


L'appel, historique, à la résistance lancé par le Général de Gaulle depuis Londres, le 18 juin 1940, en est l'acte fondateur. Cette poignée de volontaires choisit la France libre. Ils bravèrent les dangers pour continuer la lutte aux côtés des Alliés, portant haut nos trois couleurs nationales, d'Afrique en Europe jusqu'au cœur du territoire ennemi.


Nous nous souvenons des batailles acharnées sur tous les fronts, des Français Libres qui n'ont jamais cessé le combat, du courage des résistants de l'intérieur, de cette « armée des ombres » qui a continué la lutte pour nous ramener la lumière coûte que coûte. Ce furent tout autant ces hommes et ces femmes, qui, au péril de leur vie, sur le sol national, ont entretenu la flamme vacillante de la liberté. Dans les pas du Général de Gaulle, toutes et tous ont permis à la France de rester la France.


Le 8 mai 1945, la France, redevenue elle-même, s'asseyait à la table des vainqueurs, retrouvant son rang en même temps que son honneur et sa liberté. Pour notre pays, ce combat prit de nombreux visages et la victoire mille chemins. Elle exigea tant de courage, de larmes, de deuils et de sacrifices. Ce 8 mai 1945, la guerre est finie. Mais la guerre a bien eu lieu. Si proche, si tragique, si terrifiante et ô combien dramatique. Rien ne fut plus comme avant. Le visage de l'Europe s’en est trouvé changé.

 

Mesdames, Messieurs, en ce jour de commémoration et de mémoire, rassemblés et fraternels, nous ne l'oublions pas. Rassemblés et fraternels, nous nous devons d’en tirer les leçons. Nous qui savons la fragilité de la paix, le passé nous instruit. La Mémoire est un Devoir autant qu’un héritage sur lequel nous fondons toutes et tous l'espoir d'un avenir meilleur et responsable pour les générations futures.


La Mémoire est aussi une leçon. D'abord, celle que l'unité de la France n'est jamais aussi forte que lorsqu'elle est rassemblée et solidaire, que lorsqu'elle se soustrait à la fureur des dissensions et des divisions, que lorsqu'elle regroupe le meilleur d'elle-même pour construire les ambitions que furent celles du Conseil National de la Résistance. Ensuite, la leçon que le chemin de la construction de l'Europe fut le seul pour la réconciliation des nations européennes qui a été façonné par les rêves de plusieurs générations successives, qui demeure celui de l'espérance dans le progrès collectif, celui du refus du nationalisme, celui d'une fraternité vivace.


Enfin, la leçon que ce chemin de l'unité et de l'Europe n'est rien sans l'attachement viscéral de la France à la dignité de l'Homme et à ses droits fondamentaux. Ce combat, nous le poursuivons ensemble. Jour après jour. Inlassablement. Dans chaque ville et village de France. En tant que Français. En tant qu’Européens. En tant que femmes et hommes libres !


Vive la République, Vive la France et Vive l’Europe telle que la concevait le Général de Gaulle ! 



En ce 8 mai, la Ville a une nouvelle fois affirmé son attachement au devoir de mémoire, à la transmission de notre histoire et aux valeurs de paix, de liberté et de fraternité.


Merci à toutes celles et ceux présents pour leur participation à cette commémoration.

A l'occasion de la commémoration du 81e anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945, vous pouvez retrouver le message émanant de Madame Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens combattants et de Madame Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des armées et des anciens combattants.


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