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Devoir de Mémoire

8Mai

Célébration du 8 mai 1945

 
 
 
 

Publiée le 8 mai 2022

 

Devoir de mémoire - Cérémonie pour la célébration du 8 mai 1945 :

 

Parce qu’il est essentiel d’encourager et de transmettre le Devoir de mémoire, en ce 8 mai 2022, le Maire, Philippe Guiguen, a célébré la Victoire du 8 mai 1945 lors d’une cérémonie au Monument aux Morts pour la France des Clayes-sous-Bois.

Cette cérémonie s’est déroulée en présence d’une délégation d’élus de la majorité et de l’opposition ainsi que de représentants des associations d’Anciens Combattants pour les dépôts des gerbes et les temps de recueillement.

 

Pour le Devoir de mémoire, le Maire s’adresse aux Clétiennes et aux Clétiens :

 

« Mesdames, Messieurs,

Mes chers amis,

 

Le 8 mai 1945, à 15h, pendant que toutes les églises de France font sonner leurs cloches et que la population laisse éclater sa joie après des années d’une guerre particulièrement meurtrière, le Général de Gaulle déclare à la radio : « La guerre est gagnée, voici la victoire, c’est la victoire des Nations Unies, c’est la victoire de la France. »

 

En ce 8 mai 2022, journée d’hommage, nous commémorons la fin de la Seconde guerre mondiale en Europe.

 

77 ans après la capitulation des armées du IIIème Reich, nous honorons notre Devoir de mémoire, la nécessité de nous souvenir, avec admiration et reconnaissance, de tous les combattants et résistants qui ont œuvré à la Libération.

 

Une victoire obtenue après plus de cinq longues années de privation, de souffrances, d'exactions, de massacres durant lesquelles l'Europe fut mise à feu et à sang, des populations asservies, d'autres exterminées.

 

Le peuple français se souvient de toutes celles et ceux qui ont été emportés dans l’ignominie de cette Guerre.

 

Avec respect et émotion, notre République rend hommage aux victimes, civiles et militaires, qui ont souffert de ces années de plomb, de feu et de sang.

 

En ce 8 mai, nous ne célébrons pas seulement une victoire militaire : nous célébrons avant tout une victoire morale, celle du combat victorieux de la liberté contre l’asservissement.

 

Parce qu'aux heures sombres de notre histoire, des femmes et des hommes se sont révoltés, se sont mobilisés pour continuer le combat aux côtés des forces alliées, dont nous n’oublierons jamais le sacrifice.

 

Sous l'uniforme, dans la clandestinité, dans leur vie quotidienne des milliers de françaises et de français, des anonymes, prirent tous les risques pour sauver leur Patrie.

 

A cette France résistante, à cette France qui aspirait à se libérer du joug nazi, nous rendons aujourd’hui hommage.

 

Aux résistants, aux maquisards, à ceux qui cachaient des enfants juifs, à tous ces héros qui ont donné leur vie au nom de l'idée qu'ils se faisaient de la France, nous rendons hommage.

 

Je pense également à tous ces soldats venus d’ailleurs, ces troupes coloniales d'Afrique, du Maghreb et d'Indochine qui se sont battus sous notre drapeau tricolore pour défendre les valeurs universelles de la France.

 

La liberté, l’égalité, la fraternité, la solidarité, le sens du devoir, le dévouement et le courage ont constitué le socle de la Résistance, au sein et au-delà de nos frontières.

 

Ce sont ces valeurs, portées par tant d'hommes et de femmes qui ont permis à la France d'être présente à Berlin le 8 mai 1945 pour recevoir la capitulation de l'Allemagne nazie.

 

Cette journée du souvenir honore toutes celles et tous ceux qui ont pris les armes, combattu la barbarie.

 

Cette lutte trouve encore une résonnance de nos jours : au nom de notre humanité, notre génération et celle de notre jeunesse ont le devoir de défendre inlassablement ces valeurs à chaque fois que nous les sentons menacées par l’ignorance, la violence, dans toutes ses manifestations, l’obscurantisme et les sirènes de la démagogie.

 

Il nous faut être dignes de l’exemple que ces femmes et ces hommes nous ont transmis : ils ont œuvré à la réconciliation franco-allemande et à la fondation de l’Europe pour que jamais ce qu’ils ont enduré dans leur propre chair ne puissent se reproduire.

 

Nous devons poursuivre leurs combats afin de faire face aux nombreux défis de notre époque.

 

Leur engagement et leur sacrifice les honorent et nous obligent.

 

Comme le disait Lucie Aubrac : « Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent. »

 

 

Je souhaite conclure cette allocution en remerciant nos concitoyennes et concitoyens qui ont partagé avec nous ce temps de célébration et de recueillement.

 

Leur présence rend hommage à tous nos compatriotes, à toutes celles et ceux qui ont donné leur vie pour sauver notre Patrie.

 

Vive la République, Vive la France, Vive l’Europe ! »

 

Nous rendons hommage au courage de nos concitoyens, au sacrifice de toutes celles et de tous ceux qui ont donné leur vie afin que notre Nation retrouve son rang en même temps que son honneur et sa liberté.

 

Sur différents continents, en Afrique Noire, en Afrique du Nord, dans le Pacifique, en Italie, en France puis en Allemagne, les Forces Françaises libres se sont battues, pied à pied, pendant cinq années aux côtés des troupes alliées.

 

Elles furent précédées et rejointes par les combattants de la Résistance dont le courage et le sacrifice facilitèrent l’avancée des troupes libératrices et la réhabilitation de l’honneur du peuple français.

 

Rendre hommage aux combattants de la Seconde Guerre mondiale, c’est bien sûr d’abord fêter la victoire des forces alliées, la victoire des valeurs humanistes et démocratiques sur une idéologie raciste et criminelle.

 

C’est également se souvenir, en permanence, de toutes celles et ceux qui ont payé de leur sang le prix de la reconquête de notre liberté.

 

S’il est vrai que les hommes meurent deux fois, la première fois le jour de leur décès physique, la seconde fois lorsque plus personne ne parle d’eux, ce Devoir de mémoire est nécessaire et doit nous tenir à cœur.

 

L’histoire de notre pays, au cours des siècles, a semé sur le calendrier des dates commémoratives destinées à rappeler les joies ou les malheurs de nos concitoyens.

 

Le 8 mai nous permet de réfléchir sur la douleur des évènements passés, mais aussi actuels et hélas futurs.

 

Si le souvenir des victimes de la Seconde Guerre mondiale se doit d’être préservé et transmis, la défense de la personne humaine, du pluralisme, de la démocratie, est faite également de centaines de réactions, quelles que soient leurs formes, contre le racisme, l’antisémitisme et les intolérances de toutes sortes.

 

L’esprit de ce jour n’est pas fait que du souvenir, il est aussi fait d’un état de vigilance et de veille humanitaire qui habite ou devrait habiter chacun d’entre nous.

 

En souhaitant avec vous, qu’un jour, l’histoire soit simplement la leçon de la lente progression des peuples vers le bonheur, et non l’étude ennuyeuse des drames écoulés.

 

Par cette minute de silence que nous avons observé aujourd’hui à 11h, nous avons honoré la mémoire des victimes ainsi que de celles et ceux qui ont combattu pour la France : nous avons fait pleinement notre devoir de citoyens, des citoyens qui savent ce qu’a coûté la liberté dont ils jouissent aujourd’hui.

 

Vive la République, Vive la France, Vive l’Europe ! »

 

Consultez également le message de Geneviève Darrieussecq, Ministre déléguée auprès de la Ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants.

 
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